Plasticien, photographe, Stéphane CHAVANIS nous propose des sculptures-installations partant d’une intention simple : suspendre l’existence qui est  « insoutenable », « insupportable », conjuguant la vie dans des rapports d’extrêmes.

SCULPTURES

SUSPENSION

« Suspension : acte de sublimation motivé par la nécessité d’exprimer la fonction inassumable
(sic) pour chaque être humain de supporter sa propre condition » écrit Chavanis, lorsqu’on lui
demande de justifier son œuvre… Aux Compressions de César et aux Accumulations d’Arman,
qui, durant la deuxième moitié du XXe siècle, ont incarné la violence et l’absurdité du monde
moderne, profiteur et consommateur, Chavanis répond donc, en entrant dans le XXIe siècle,
avec des Suspensions. Il ne s’agit plus de témoigner des effrois suscités, après la deuxième
guerre mondiale, par l’industrialisation généralisée de l’Occident (généralisation ayant même
envahi le domaine jusqu’alors sacré de la Mort). Il s’agit d’incarner l’impossible évasion propre
à la condition humaine.

PHOTOGRAPHIES

FEMMES – FRUITS – LA CHAIR

Mon mode d’expression principal c’est avant tout la sculpture… La photographie intervenue
plus tard… m’a permis en quelque sorte d’étayer mon travail de plasticien… Mes sculptures
sont issues d’un projet intellectuel fort simple… Réaliser par des structures produites à cet
effet… une mise en suspension à la fois pratique et symbolique de la « condition humaine »…
ainsi que de la pesanteur et de « l’insupportabilité » de l’existence…La photographie me
permet de donner à voir plus concrètement et plus directement les résultats de ce paradoxe
fondamental. Qui est constitué par la nature même de la vie et de son intrication nécessaire
(mais absurde ?) avec la mort…c’est en fait cette contradiction entre la vie (sup)portant et
portée par la mort que je photographie… Il s’agit très pratiquement de chair débordante et
incontrôlée… de fruits en état de décomposition…de fleurs déstructurées par le vieillissement…
de viande de boucherie en attente d’être digérée… etc…